Pourquoi ne faut-il pas hésiter à parler d’incontinence à votre médecin ?

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Comment consulter va vous permettre de lever les tabous ? 

Encore considérée comme un sujet tabou, l’incontinence urinaire touche de nombreux Français. Beaucoup de patients ne savent pas comment aborder le sujet avec leur médecin. C’est pourquoi nous décidons de libérer la parole sur ces questions et de vous donner les clés qui vous permettront de vous décider à consulter.

L'incontinence, en parler à votre médecin

L’incontinence urinaire, un trouble répandu en France

Un des premiers sentiments provoqués par l’incontinence, quelle que soit sa forme, est celui de l’isolement. La personne concernée n’ose pas évoquer le sujet avec ses proches ni même son médecin. Il s’agirait d’une question honteuse qu’il faudrait cacher, car trop peu répandue. 

Pourtant en France, ce sont bien plus de 3 millions de personnes qui sont concernées par ce trouble. Et, contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas seulement les séniors qui en sont victimes !

L’incontinence n’est pas une fatalité faisant partie de l’évolution de l’âge.

Il est donc important de savoir qu’une personne touchée par ce trouble est loin d’être la seule dans cette situation. 

D’ailleurs, de nombreuses associations d’aide et de soutien aux personnes souffrant d’incontinence existent en France (AAPI, À l’Aide Énurésie, Ligue Contre le Cancer, AFU…). afin d’informer, conseiller ou simplement proposer une écoute bienveillante. 

De plus, contrairement à ce que pensent une grande majorité des personnes victimes de ce trouble, un grand nombre d’incontinence pourraient être traitées. Il n’y a aucune raison d’accepter de vivre avec. C’est pourquoi oser consulter un médecin est d’une si grande importance.

Dans les cas plus délicats où les solutions médicales n’auraient pas d’effet, de nombreuses solutions ont été mises en place afin d’apporter du confort aux personnes concernées. Plusieurs dispositifs absorbants hygiéniques et bloquant les odeurs permettent de mener une vie aussi normale que possible. 

Pourquoi ne faut-il plus s’interdire d’en parler ?

Considérant le nombre important de Français touchés par les soucis d’incontinence, les médecins y attachent une attention particulière.

Ainsi, ne pas s’empêcher d’aborder cette question avec son thérapeute est primordial au bien-être de chacun.

Poser un diagnostic.

Les causes de l’incontinence urinaire peuvent être multiples chez une même personne. Seul un médecin peut diagnostiquer correctement le type d’incontinence dont souffre un patient. Il en existe plusieurs formes :

  • L’incontinence par impériosité (ou d’urgence) : Cette fuite d’urine est précédée d’une envie pressante impossible à retenir. Entendre de l’eau couler, marcher ou simplement penser à uriner peut provoquer des pertes parfois importantes. Les personnes atteintes urinent fréquemment afin de vider au maximum leur vessie. 
  • L’incontinence d’effort : Il s’agit de la forme d’incontinence la plus répandue. Une petite quantité d’urine est relâchée sans contrôle à la suite d’une pression sur l’abdomen (éclat de rire, toux, éternuement, effort physique…) ou la pratique d’un sport. Ces fuites sont plus difficiles à anticiper, l’envie d’uriner ne se faisant pas nécessairement ressentir. 
  • L’incontinence mixte : Cette forme de trouble concerne les personnes souffrant à la fois d’incontinence d’urgence et d’incontinence d’effort. 
  • L’incontinence par regorgement : Concernant plus particulièrement les hommes, cette forme d’incontinence résulte d’un trop-plein dans la vessie dû à une élimination irrégulière de l’urine. 
  • Poser un diagnostic précis permettra au médecin de proposer les solutions de traitement les plus adéquates et efficaces pour son patient.

    Trouver les solutions adaptées, du traitement à la prise en charge

    De nombreuses solutions existent aujourd’hui pour soigner et améliorer le confort de vie lié à ces troubles. 

    De simples thérapies comportementales ont par exemple des effets très positifs sur l’incontinence par impériosité ou par regorgement. La tenue d’un « carnet de bord » de ses envies d’uriner, les exercices de Kegel, le Biofeedback sont autant de moyens, non médicamenteux, qui, avec le suivi d’un spécialiste, peuvent donner de très bons résultats.

    La rééducation périnéale a une incidence positive sur quasiment tous les types d’incontinence.

    Dans les cas d’incontinence d’urgence ou mixte, certains médicaments peuvent vous aider à contrôler votre vessie le temps de traiter la cause du dysfonctionnement.

    Certains cas plus complexes peuvent nécessiter l’intervention d’une chirurgie. D’importantes avancées ont été réalisées ces dernières années afin de permettre aux patients de bénéficier de résultats optimaux. Bandelettes urinaires, pacemakers vésicaux, sphincters artificiels ou autres injections sont autant de dispositifs permettant de traiter efficacement ces troubles.  

    Il existe également de nombreux types de protections développées afin d’améliorer le confort des personnes troublées par l’incontinence en attendant la mise en place d’un traitement médical efficace. Qu’il s’agisse de slips absorbants, de changes complets, d’alèses ou de protections anatomiques, l’avis d’un médecin sera également recommandé. 

    Afin de faciliter la tenue des changes chez les personnes agitées tout en garantissant un grand confort pour le sommeil, des grenouillères spéciales ont également été créées. 

    Quelle prise en charge pour l’incontinence ?

    Si l’incontinence urinaire est encore trop taboue, elle peut être surtout très handicapante. Encore plus pour les personnes se refusant à en parler. 

    Impossibilité de sortir, isolement, changement de vie et mauvaise estime de soi sont autant de conséquences provoquées par ce trouble s’il n’est pas pris en charge correctement.

    En parler à un médecin permettra donc au patient de se rendre compte des possibilités lui permettant de sortir de ce cercle vicieux. Qu’ils soient médicaux ou de confort, les dispositifs liés au confort de vie des personnes victimes d’incontinence existent et sont nombreux. 

    Les solutions proposées de nos jours offrent la possibilité de vivre quasiment comme tout le monde avec ces troubles urinaires.

    Une personne souffrant d’incontinence peut très bien exercer une activité physique, un sport ou de nombreux loisirs sans gêne. Aller à la plage, avoir une vie amoureuse, garder sa féminité font partie des choses qu’il est tout à fait possible de faire avec la prise en charge adaptée. 

    Les symptômes qui doivent inciter à consulter

    S’il peut être normal de subir quelques fuites lorsque l’on se retient trop d’uriner et qu’on fait un effort important, plusieurs symptômes répétés doivent encourager à consulter un médecin :

  • Des difficultés pour commencer à uriner, devoir « pousser »
  • La sensation de ne pas avoir complètement vidé sa vessie
  • Devoir aller aux toilettes plusieurs fois de suite
  • Ressentir une gêne lorsqu’on urine
  • Un jet urinaire trop faible
  • Se réveiller plusieurs fois humide
  • Ne pas réussir à se retenir avant d’atteindre les toilettes lors de grosses envies
  • Des fuites répétées lors d’efforts ou durant la pratique de sports
  • Des fuites constantes à chaque envie. Plus de contrôle sur l’action d’uriner.
  • Pour chacun de ces symptômes, consulter et aborder le sujet avec son médecin est important. Lui seul pourra recommander les solutions adaptées ou orienter le patient vers le bon spécialiste.